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 >> Un Bouleversement Qui Devait Arriver... [Privé]

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April B.Davis

April B.Davis

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MessageSujet: >> Un Bouleversement Qui Devait Arriver... [Privé]   >> Un Bouleversement Qui Devait Arriver... [Privé] EmptyMar 29 Sep - 18:49

Un Bouleversement Qui Devait Arriver...

Privé à Aaron G.Stuwart.

Je n'avais jamais aimé me retrouver sans repères. Je n'avais pas de don particulier d'adaption, aussi la simple idée d'être arrachée à ce que j'avais toujours connu suffisait à me faire entrer dans une rage folle. Et évidemment, j'avais été placée dans ce camp pour dingues. Enfin, du moins, c'était ce que ça m'avait semblé être. Si c'était le cas, je n'avais RIEN à faire ici. Parce que, OK, j'avais quand même tué mon copain (ex petit-copain, vu que je n'aurais plus vraiment l'occasion de lui parler) et une briseuse de ménages, mais je n'étais pas pour autant atteinte. Je suis d'accord sur le fait que j'aurais du me contrôler pour que l'affaire ne prenne pas une telle ampleur, mais ne dit-on pas que les blessures du coeur sont les plus douloureuses? J'ai sûrement inventé ça, hein, ne notez rien dans votre carnet de citations. Enfin bref, je n'avais pas pu supporter le fait de vivre sans Julio. J'avoue que désormais ça revenait au même, et qu'en plus je devrai vivre avec un effroyable sentiment de culpabilité. Il y avait de quoi, en même temps! J'ai shooté dans un caillou, pestant contre l'élan de violence qui m'avait amenée à poignarder mon petit ami avec ma paire de ciseaux. Le souvenir de cet épisode était des plus glauques, j'en avais des nausées. Voilà pourquoi j'avais pris de la décision d'éviter autant que possible d'y repenser. Je savais que je ne pourrais jamais oublier, mais j'avais le vain espoir que la tempête qui soufflait en moi s'apaiserait avec le temps et la persévérance. J'ai levé les yeux. Le ciel avait à peu près la même couleur que mes yeux, en omettant le fait qu'il était plus gris que bleu comme l'étaient mes iris... BREF, en fait, la voûte céleste ne ressemblait en aucun point à mes yeux. J'ai alors senti la peau de mes bras picoter sous l'assaut de déjà nombreuses petites gouttes de pluie. Je sentais à plein nez que l'averse n'allait pas se faire prier pour venir. J'ai donc accéléré le pas, allant même jusqu'à courir, mais je ne fus pas assez rapide pour atteindre le porche du bâtiment principal du ranch. Le tonnerre grondait férocement et il pleuvait des cordes lorsque j'y parvins enfin. Voilà encore quelque chose qui allait aggraver mon humeur. Mais, en me retournant pour observer l'averse, j'ai trouvé que ce spectacle illustrait on ne peut mieux le chaos qui s'était fait en moi. J'ai fermé les yeux, et ai avancé dans le couloir qui débouchait sur l'entrée. Je n'avais nulle connaissance des lieux, aussi vagabondai-je sans but précis durant un bon moment. J'ai eu soudain la curieuse envie d'écrire. Après avoir passé quelques minutes de plus à me souvenir du numéro de ma chambre, je suis montée pour aller chercher du papier et un stylo. L'air était glacial dans la pièce qui était elle-même peu accueillante, j'ai donc décidé de me rendre dans un endroit plus chalereux pour assouvir cet étrange désir. Il fallait que je profite de cet élan d'« intelligence »! J'ai descendu les escaliers à la hâte, craignant que mon besoin de coucher mes émotions sur papier soit trop bref pour que j'aie le temps de m'y consacrer. Arrivée au rez-de-chaussée, j'ai observé d'un air hagard les différentes directions qui s'offraient à moi. J'ai finalement opté pour la couloir le plus accueillant. La première porte que je poussai donnait sur une salle de classe où il n'y avait nulle âme qui vive. La deuxième pièce renfermait une bibliothèque des plus garnies. Ce fut à la troisième que j'ai enfin trouvé mon bonheur : il s'agissait d'une salle spacieuse, très éclairée et merveilleusement agencée. Quelques autres adolescents étaient attablés à une table au fond, se chuchotant des choses qui à chaque fois les faisaient tous éclater de rire. Je me suis dirigée vers une table un peu en retrait, et ai posé mes affaires dessus. Mon crayon était encore en suspense au dessus de ma feuille encore vierge lorsque j'ai aperçu un tableau où était écrit quelque chose qui m'intrigua : « Répartition des chevaux et Horaires des Cours. ». Des chevaux?! Suis-je bête, j'étais dans un ranch... J'étais décidément bien naïve. Par curiosité, je me suis levée et suis allée voir de plus près ces informations. Peut-être qu'avec un peu de chance j'aurais le droit de monter un cheval... Je me suis alors rendu compte que le fait de me trouver ici apaisait ma conscience, me rendait plus sage et plus ouverte au monde extérieure. J'ai écarté sans ménagement quelques filles de 13/14 ans qui cherchaient à passer devant moi. Lorsque j'eus tout lu et relu plusieurs fois, je suis allée vers ma table. J'ai alors constaté que mes affaires avaient disparu! Je tenais beaucoup au stylo que j'avais amené, et sa disparition m'irrita fortement. Je fis le tour de ma table, vérifiant que rien n'était tombée. Et puis, je me suis heurtée à quelqu'un. J'ai relevé la tête vivement : rien ne pouvait calmer mon agacemement.

« Vous pourriez bouger, s'il vous plaît?! »

Je ne me suis pas plus intéressée à l'inconnu. J'abandonnai alors mes recherches et me laissai tomber sur ma chaise. Je me mis ensuite à pianoter sur ma table. Ha, si seulement l'adolescent pouvait partir! Sinon, j'allais finir par le taper. Il fallait que j'épuise ma colère contre quelqu'un. J'avais complètement oublié la perte de mon stylo, seul restait le fait que ce garçon restait planté à côté de moi, ce qui m'énervait beaucoup.
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